mercredi 30 mai 2012
Il reste encore des places !!
Depuis 2007, la région PACA est la région qui a le plus fort taux de recours à l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) des régions de France métropolitaine. En 2008, ce taux est de 21 IVG pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans contre 15 pour la Métropole. Le nombre d’IVG est estimé à 23 280, en région PACA. Cependant, la structure de l’offre en matière d’IVG évolue et si le nombre total se stabilise depuis quelques années, les IVG prises en charge par des médecins libéraux à leur cabinet est en forte progression depuis juillet 2004. En 2008, environ 3 000 IVG ont eu lieu dans ce cadre. L’enquête DREES de 2007 auprès des femmes ayant recours à l’IVG permet de mieux connaître :
Leur profil :
une femme sur quatre a entre 20 et 24 ans ;
les femmes de nationalité étrangère sont surreprésentées (11 % alors qu’elles ne sont que 7 % dans la
population régionale) ;
parmi les femmes françaises, (89 % des IVG), un tiers ont un de leurs parents né à l’étranger ;
les mères de familles monoparentales sont plus souvent concernées par l’IVG (22 % contre 14 % dans
la population féminine régionale) ;
pour près de quatre femmes sur dix, il s’agit d’une IVG itérative.
Leur parcours :
au moment de la décision d’interrompre leur grossesse, plus de 30 % des femmes qui ont eu recours à
l’IVG en 2007 dans la région ne savaient pas où aller. Une fois sur deux, c’est un professionnel de santé
qui a orienté ces femmes.
le premier rendez vous est obtenu en moins de 5 jours dans 60 % des cas et en moins de 7 jours dans
80%des cas. Toutefois, l’accès au premier rendez vous est plus rapide pour une IVG médicamenteuse
et 30 % des femmes ayant eu une IVG instrumentale ont attendu plus d’une semaine,
une fois sur deux, le médecin généraliste ou le gynécologue habituel est le premier professionnel de
santé contacté. Cette proportion augmente avec l’âge de la femme. Le recours à un centre de
planification concerne 16 % de l’ensemble des femmes, mais un tiers des moins de 20 ans.
Leur statut contraceptif :
avant la grossesse, un tiers des femmes n’utilisait pas de méthode contraceptive et un quart utilisait les
méthodes naturelles ou barrières ;
l’échec de la pilule, notamment son oubli, expliquerait un cinquième des grossesses non désirées ;
le stérilet semblemoins souvent proposé que dans les autres régions de Francemétropolitaine (hors Ile-de-France).