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Accueil du site > Dossiers thématiques > Puberté > Le sexe des filles > Comment éviter les petits ennuis féminins ? > Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus

Le vaccin contre le cancer du col de l’utérus

- Le Gardasil, un vaccin qui protège de certains papillomavirus

Disponible en France depuis novembre 2006, le vaccin Gardasil est indiqué pour la prévention du cancer du col de l’utérus et des verrues génitales. Il protège plus particulièrement contre les papillomavirus (HPV) 6, 11, 16 et 18, responsables de ces maladies.

Les HPV 16 et 18 sont en cause dans 70 % des cancers du col de l’utérus. Chaque année en France, près de 3 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Le nombre de décès est d’environ 1 000 par an.

Un autre vaccin contre le cancer du col de l’utérus existe : le Cervarix (commercialisé depuis 2008), qui protège contre les HPV de types 16 et 18.

Depuis la commercialisation de ces deux vaccins, on estime que plus de 215 millions de doses, dont la majorité concerne le Gardasil, ont été distribuées dans le monde. En France, plus de 5,5 millions de doses de Gardasil ont été délivrées et plus de 400 000 doses de Cervarix.

Les gynécologues recommandent aux femmes, même vaccinées, de poursuivre le dépistage du cancer du col de l’utérus par des frottis réguliers, puisque les vaccins ne protègent pas contre tous les HPV.

- Une vaccination dès l’âge de 11 ans

La vaccination est recommandée par le Haut Conseil de la santé publique chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans, avant le début de leur vie sexuelle. Un rattrapage est possible jusqu’à l’âge de 20 ans (19 ans révolus).

Pourquoi à l’adolescence ? Parce que la contamination par le HPV se fait le plus souvent dans les premières années d’activité sexuelle. Il est nécessaire de vacciner les jeunes filles avant qu’elles ne soient infectées.

Depuis leur lancement, le Gardasil et le Cervarix, l’autre vaccin contre le HPV, font l’objet d’une surveillance particulière par les autorités françaises et européennes. Celle-ci a été recentrée, ces dernières années, sur la survenue de maladies auto-immunes, dont la sclérose en plaques.

Depuis 2006, année de commercialisation du Gardasil, 503 effets indésirables graves ont été signalés au système de pharmacovigilance français, sur les 5,5 millions de doses distribuées. Parmi ces effets indésirables graves, 127 cas de maladies auto-immunes ont été enregistrés dont 17 scléroses en plaques (SEP).

Dans le cadre de cette surveillance renforcée, deux grandes études ont été menées dans la population française.

Une première, qui a suivi pendant trois ans deux millions de jeunes filles nées entre 1992 et 1996, n’a pas fait apparaître plus de cas de sclérose en plaques chez les vaccinées que chez les non-vaccinées.

Mise en place courant 2014, une seconde étude a suivi plus de 2,2 millions de jeunes filles, âgées de 13 à 16 ans entre janvier 2008 et décembre 2012. Les résultats publiés en septembre 2015 se veulent rassurants :

la vaccination anti-HPV n’augmente pas le risque global de survenue de maladies auto-immunes ; toutefois, une augmentation du risque de développer un syndrome de Guillain-Barré "apparaît probable" mais dans des proportions limitées.

Ces résultats sont en cohérence avec ceux d’autres études internationales.

Pour se protéger contre les papillomavirus (HPV), responsables du cancer du col de l’utérus, deux doses sont recommandées, lorsque la vaccination est réalisée avant 14 ans. Le schéma vaccinal à trois doses concerne uniquement les 15-19 ans.

A plus long terme, une seule dose pourrait suffire. Plusieurs études ont démontré qu’une seule dose de Cervarix apporterait une protection suffisante. Reste à mener le même travail avec le Gardasil.

source : santé magazine 2015

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