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La cigarette electronique

La cigarette électronique

Qu’est-ce qu’une cigarette électronique ?

La cigarette électronique (ou e-cigarette) désigne un dispositif électrique destiné à vapoter, c’est-à-dire inspirer de la vapeur obtenue par l’échauffement d’une solution liquide présente dans le flacon. Cette vapeur est aromatisée et peut contenir ou non de la nicotine.

De quoi sont composées les recharges pour cigarette électronique ?

Les recharges sont sous forme de flacons de "e-liquides" composés de propylène glycol ou de glycérol, de divers arômes et éventuellement de nicotine. Il existe aujourd’hui plus de 7 700 arômes différents.

Quelle est la différence des taux de nicotine entre e-cigarette et cigarette ?

Les taux de nicotine des e-liquides pour cigarettes électroniques sont indiqués en mg/ml. Le taux de nicotine indiqué sur les paquets de cigarettes est la quantité en mg par cigarette.

Combien de personnes utilisent la cigarette électronique en France ?

D’après les données du Baromètre santé de l’Inpes réalisé en 2014, 6% de la population des 15-75 ans utilisent l’e-cigarette soit autour de 3 millions de personnes. Ils sont 57,3% à l’utiliser quotidiennement, 30% de manière hebdomadaire et 12,7% moins souvent. Sur l’ensemble de la population générale, les utilisateurs quotidiens de cigarette électronique représentent 2,9%, soit entre 1,2 et 1,5 million d’individus. (Il est important de noter que le Baromètre santé 2014 ne retranscrit ces prévalences que pour les utilisateurs de cigarette électronique d’au moins un mois précédent l’enquête).

Parmi ces utilisateurs, la majorité consomme aussi du tabac : 75% des utilisateurs de cigarette électronique sont des fumeurs réguliers et 8,4% des fumeurs occasionnels. Sur l’ensemble de la population âgée de 15 à 75 ans, les anciens fumeurs utilisant la cigarette électronique de manière exclusive ne sont que 0,9%, soit environ 400 000 individus.

Les jeunes vapotent-ils ?

Le dernier volet de l’enquête ESCAPAD de l’OFDT montre que 50% des jeunes de 17 ans ont déjà expérimenté la cigarette électronique ; 15% indiquaient l’avoir fait plus de 10 fois. L’usage quotidien, quant à lui, concerne 2,5% des jeunes de 17 ans. Les utilisateurs quotidiens de cigarette électronique sont 31% à déclarer fumer conjointement plus de 10 cigarettes par jour. Pour les autres catégories d’utilisateurs de cigarette électronique, l’usage conjoint de tabac ne représente plus que 23%.

Selon l’enquête HBSC 2014 réalisée dans des classes de collège, il ressort que 40% des élèves de 4e et 3e ont déjà expérimenté la cigarette électronique et que 2% d’entre eux en ont une utilisation quotidienne. La cigarette électronique et la loi

Est-ce un produit médical ?

Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), la réglementation du médicament pourrait s’appliquer aux cigarettes électroniques et leurs recharges si :

elles revendiquent l’aide au sevrage tabagique la quantité de nicotine contenue dans la cartouche est supérieure ou égale à 10 mg la solution de recharge "e-liquide" a une concentration de nicotine supérieure ou égale à 20 mg/ml

Aucune cigarette électronique ne dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en tant que médicament, aucun fabricant n’ayant déposé de demande en ce sens.

Par ailleurs les cigarettes électroniques, avec ou sans nicotine, ne peuvent être vendues en pharmacie car elles ne sont pas inscrites sur liste des marchandises dont les pharmaciens peuvent faire le commerce, fixée par les arrêtés du 15 février 2002, 30 avril 2002 et 2 octobre 2006.

À ce jour, les cigarettes électroniques ou solution de recharge sont considérés comme des produits de consommation courante. À ce titre, elles doivent répondre à l’obligation générale de sécurité conformément aux dispositions du code de la consommation.

Quels sont les contrôles effectués sur la qualité des cigarettes électroniques et celle de leurs recharges ?

Les liquides de recharges, lorsqu’ils ne sont pas considérés comme des médicaments, sont également soumis aux dispositions du règlement (CE) n°1272/2008 ou de l’arrêté du 9 novembre 2004 en matière de classification, d’étiquetage et d’emballage des mélanges dangereux. Les étiquetages des produits sont susceptibles d’être modifiés en cas d’obtention de nouvelles données de toxicité de la nicotine.

Par ailleurs, l’Association française de normalisation (AFNOR) travaille avec un groupe technique européen à l’établissement d’une norme européenne pour l’e-cigarette et les e-liquides dont les enjeux sont : définir collectivement des critères de sécurité, de qualité et favoriser une meilleure information des consommateurs, sur la base des normes expérimentales françaises ainsi que de toutes les expertises européennes.

Existe-t-il un âge légal minimum d’utilisation de la cigarette électronique ?

La vente aux mineurs de l’e-cigarette et des recharges est interdite selon la loi n°2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation (articles 30 et 36, section 6).

Est-il possible de vapoter partout ?

Aujourd’hui, il est interdit par la loi (art.L. 3511-7-1) de vapoter dans :

les établissements scolaires et destinés à l’accueil, à la formation et à l’hébergement des mineurs les moyens de transport collectif fermés les lieux de travail fermés et couverts à usage collectif

Pourquoi ne peut-on pas vapoter partout ?

La prévalence tabagique étant de 34% en France, il est important de « débanaliser » la consommation de cigarettes. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est interdit de fumer dans les lieux publics.

La cigarette électronique, dont l’utilisation rappelle celle de la cigarette traditionnelle, pourrait contribuer à une renormalisation de l’usage du tabac. C’est pour cela que son usage est interdit dans certains lieux publics. Dans le même objectif, la publicité directe ou indirecte en faveur des dispositifs de vapotage est réglementée. La cigarette électronique et la santé

Vapoter est-il dangereux pour la santé ?

Aujourd’hui, les connaissances scientifiques ne permettent pas d’établir formellement la dangerosité de la cigarette électronique. Cependant, dans son avis 2016, le HCSP souligne que des études récentes ont montrées que certains composants des e-liquides pouvaient être toxiques, comme le diacétyle. S’il est inhalé après avoir été chauffé, il peut provoquer des dommages pour les poumons.

Cependant, par comparaison au tabac et à son mode de consommation privilégié (la combustion), les e-liquides présentent l’intérêt de supprimer ou de réduire significativement les risques de survenue de graves pathologies, de cancers principalement. Ils sont en ce sens beaucoup moins nocifs que le tabac.

En matière de réduction des risques, un fumeur devenant utilisateur exclusif de cigarette électronique diminuerait sa probabilité de développer des maladies imputables au tabac.

Puis-je fumer des cigarettes classiques et utiliser une cigarette électronique ?

L’utilisation simultanée de la cigarette électronique et de la cigarette classique bien qu’augmentant la quantité globale de nicotine absorbée peut s’intégrer dans une logique d’arrêt du tabac. D’après les données du Baromètre santé 2014 de l’Inpes, 82% des vapofumeurs (utilisant conjointement cigarette électronique et tabac ordinaire) déclarent avoir diminué leur consommation de tabac ordinaire (moins 9 cigarettes par jour en moyenne). Cette diminution de la quantité fumée peut en soi permettre une diminution du risque associé au tabagisme, même si l’arrêt complet du tabac reste l’objectif prioritaire.

Puis-je utiliser la cigarette électronique si je suis enceinte ?

Fumer du tabac durant la grossesse augmente un certain nombre de risques : grossesses extra-utérines, fausse couche, accouchement prématuré, bébé de petit poids... La grossesse constitue un très bon moment pour qu’une future mère fumeuse cesse définitivement de fumer. Si vous souhaitez arrêter de fumer à l’aide d’une cigarette électronique, parlez-en à un professionnel de santé.

Est-ce préférable de fumer des cigarettes ou d’utiliser l’e-cigarette ?

Par rapport au tabac, consommé par combustion, les e-liquides présentent l’intérêt de supprimer ou de réduire significativement les risques de survenues de graves pathologies, principalement des cancers. Ils sont donc beaucoup moins nocifs que le tabac même si d’autres risques seront peut-être identifiés dans les années à venir.

Cependant, l’utilisation de la cigarette électronique par un non-fumeur reste déconseillée.

Puis-je devenir dépendant de la cigarette électronique ?

La nicotine présente dans les cigarettes traditionnelles ou électroniques provoque une dépendance. L’intensité de la dépendance à la nicotine est plus forte que celle induite par l’alcool, le cannabis ou les drogues de synthèse, voisine de celle de la cocaïne et de l’héroïne.

Comme pour la cigarette classique, consommer des cigarettes électroniques peut donc induire une telle dépendance.

La cigarette électronique est-elle efficace pour arrêter de fumer ?

Aujourd’hui, nous ne disposons pas de preuves scientifiques solides sur l’efficacité de l’e-cigarette dans l’arrêt du tabac. Certains travaux scientifiques ne démontrent pas une plus grande efficacité de cet outil par rapport aux autres formes de substitution.

Néanmoins l’e-cigarette peut aider certains fumeurs à réduire leur consommation et ainsi réduire les risques pour leur santé. Selon le Baromètre santé 2014 de l’Inpes : un fumeur qui utilise également une e-cigarette diminuerait sa consommation de tabac, en moyenne, de 9 cigarettes par jour.

C’est la durée et la quantité de tabac fumée qui déterminent le risque de développer une maladie. Ainsi, diminuer le nombre de cigarettes fumées participerait à la réduction du risque tabagique. Puisque contribuant à abaisser la consommation de tabac, la cigarette électronique est ainsi considérée comme un outil de réduction des risques tabagiques. Mais la réduction du risque ne signifie pas qu’il n’y a plus de risque. Continuer à fumer, même en faible quantité est à risque de développer des maladies cardio-vasculaires et des cancers. L’objectif à rechercher est l’arrêt du tabac.

La cigarette électronique favorise-t-elle l’entrée dans le tabagisme ?

Le recul manque pour répondre clairement à cette question. Certaines études scientifiques montrent que les non-fumeurs essayant la cigarette électronique ont 2,73 à 8,3 fois plus de risque d’essayer la cigarette classique.

Dans son dernier avis, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) relève que la cigarette électronique peut favoriser l’entrée dans le tabagisme. Néanmoins, selon les jeunes, les conséquences sont différentes :

Pour les jeunes qui n’auraient jamais commencé à fumer sans l’existence de la cigarette électronique, cela les expose aux risques du tabac. Pour les jeunes qui deviennent fumeurs, cela pourrait être bénéfique par la diminution de l’exposition au tabac, en retardant l’entrée dans le tabagisme.

Aujourd’hui, aucune étude scientifique ne permet d’avoir un avis tranché sur le rôle la cigarette électronique comme porte d’entrée dans le tabagisme.

Cependant, dans son avis 2016, le HCSP souligne que des études récentes ont montrées que certains composants des e-liquides étaient toxiques comme par exemple, le diacétyle. S’il est inhalé après avoir été chauffé, il peut provoquer des dommages pour les poumons.

Ainsi, il est préférable pour les non-fumeurs de ne pas l’utiliser.

Quelles sont les recommandations du HCSP ?

Des travaux du HCSP, il ressort que la cigarette électronique :

peut être considérée comme un outil d’aide au sevrage tabagique pour les populations fumeuses désireuses d’arrêter leur consommation de tabac constitue un outil de réduction des risques du tabagisme. Toutefois pour les usagers concomitants de tabac et de cigarette électronique, le débat reste ouvert pourrait constituer une porte d’entrée dans le tabagisme que ce risque serait contrebalancé par le fait que la cigarette électronique pourrait retarder l’entrée dans le tabagisme induit un risque de renormalisation de la consommation de tabac compte tenu de l’image positive véhiculée par son marketing et sa visibilité dans les espaces publics

Source : Santé Publique France

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